La scolarité en BCPST

Une formation exigeante aux dimensions multiples

La semaine d’un étudiant en BCPST est rythmée par l’alternance de cours en classe entière et de séances de TP/TD orientées vers la manipulation et la pratique en groupes plus réduits. Les évaluations (interrogations orales, devoirs surveillés) sont régulières.

Par ailleurs l’autonomie,la créativité et la capacité à travailler en groupe sont développées en TIPE.

Attention : cet emploi du temps de première année n’est qu’un exemple. Autant de lycées, de classes, autant d’emplois du temps différents! Le samedi matin est travaillé dans certains lycées seulement, la façon dont s’opère la division en groupe, la longueur de la pose déjeuner dépend des établissements, etc.

Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi
08:00 Physique-Chimie Maths Anglais SVT Devoir
08:30
09:00 SVT
09:30 TP SVT Info
10:00 Maths Physique-chimie TD maths TD phys-chim
10:30
11:00 TD phys-chim TD maths
11:30
12:00
12:30
13:00 TP phys-chim TD maths TP SVT Langue vivante 2 Lettres Maths
13:30 Info
14:00
14:30
15:00 TD maths TP phys-chim TIPE
15:30
16:00
16:30
17:00 EPS
17:30

Un travail régulier

 

Les interrogations orales, connues sous le nom de « colles » ou « khôlles » selon la tradition de chaque lycée, se déroulent par groupes de trois, à raison de 1h de mathématiques, de physique-chimie et de science de la vie et de la Terre par quinzaine, et 1h de langue vivante par mois. En seconde année, il y a également 1h de géographie par mois.

Elles nécessitent donc de fournir un travail régulier dans toutes les matières, ce qui constitue une des clés de la réussite.

 

 

Un encadrement constant

 

Leur organisation peut varier durant les deux années, en fonction des matières, des classes et des élèves. Surtout au début de première année, elles peuvent être l’occasion de mini-séances de soutien, de réflexion en groupe ou d’approfondissement. Ces séances permettent un échange approfondi avec un enseignant, et sont l’occasion de faire le point sur ses connaissances et éventuellement de clarifier des parties délicates du cours. Cet encadrement étroit est l’une des spécificités des classes préparatoires.

 

 

Un entrainement à la réflexion et à la discussion

 

A l’oral du concours, chaque candidat doit, seul face à un examinateur, exposer ses idées, présenter des raisonnements scientifiques, mener des calculs et répondre à des questions à partir d’un sujet. Les interrogations orales tout au long des deux années sont donc un entrainement à la réflexion autonome et approfondie.

Il s’agit aussi d’acquérir une certaine aisance à l’oral, pour pouvoir engager un véritable dialogue avec l’examinateur, pour savoir réagir et s’adapter en fonction des questions posées ou des remarques faites. C’est donc aussi un exercice de communication.

Une initiation à la recherche scientifique pluridisciplinaire

 

Les Travaux d’Initiative Personnelle Encadrés occupent 2 h par quinzaine pendant la totalité des deux années. Autour d’un thème, qui change chaque année, l’objectif est de s’initier (à une échelle modeste) au travail de recherche. Il s’agit de réaliser des expériences concrètes et d’en interpréter les résultats, afin de valider ou d’infirmer une hypothèse. Toutes les disciplines sont sollicitées : biologie ou géologie en premier lieu, mais aussi physique et chimie (réalisation de mesures,  de dosages, etc), mathématiques et informatique (traitement des données,  modélisation, etc.) , voire même Anglais pour la recherche d’information dans des publications papier ou en ligne.

 

 

Un travail en large autonomie

 

Le travail est réalisé en groupe de 2 ou 3 étudiants, qui disposent d’une large autonomie. Autonomie dans le choix du problème posé d’abord : chaque groupe travaille à répondre à une question que les étudiants se sont eux-mêmes posés. Autonomie dans la réalisation ensuite : chaque groupe élabore ses protocoles expérimentaux, réalise les expériences et en interprète les résultats. Enfin, autonomie dans la restitution : chaque étudiant doit présenter oralement le travail du groupe et ses résultats, et défendre devant le jury ses choix scientifiques et ses conclusions.

 

 

Une évaluation différente

 

Pour une fois, peu importe le résultat : il ne s’agit pas de résoudre un problème de façon définitive. L’évaluation porte sur l’originalité et la rigueur d’une démarche scientifique. Les TIPE récompensent la qualité de la réflexion scientifique, la pertinence des expériences réalisées, la rigueur du traitement des mesures et des observations et l’honnêteté des conclusions.

Une formation ancrée dans le concret

 

En BCPST, un stage de terrain de quelques jours, généralement en première année et en seconde année, permet de confronter les connaissances théoriques en géologie ou en écologie, à la réalité. Les destinations possibles sont multiples : de  la pointe de la Bretagne aux sommets des Alpes, en passant par la Normandie, la Touraine, l’Alsace, le Jura, l’Auvergne ou les Pyrénées.

 

 

Un bon moment

 

Outre le plaisir de toucher des roches vieilles de deux milliards d’années, de récolter des fossiles, de marcher sur l’océan alpin ou de récolter des cristaux du manteau terrestre, le stage de terrain est le moment idéal pour créer une ambiance de classe inoubliable.

Une large place laissée à la pratique

 

L’emploi du temps hebdomadaire prévoit 3 heures de TP de sciences de la vie et de la Terre et 2 h de TP de physique-chimie, en première année. En deuxième année, il y a 2h30 de TP de sciences de la vie et de la Terre et 2h de physique-chimie. Ces séances ont pour but d’illustrer le cours, mais aussi de préparer aux épreuves pratiques qui comptent pour l’admission au concours Agro-Véto.

 

 

Une formation approfondie

 

En sciences de la vie et de la Terre comme en physique-chimie, le premier objectif est la connaissance et la mise en pratique des méthodes expérimentales classiques, nécessaires au métier d’ingénieur, de chercheur ou de vétérinaire. Cela nécessite une certaine familiarité avec le matériel standard (microscope, spectrophotomètre, pH-mètre, verrerie usuelle, oscilloscope, banc d’optique, etc), ainsi qu’ une certaine assurance dans la réalisation de gestes techniques de base (réaliser une dissection, préparer une lame pour le microscope, réaliser un titrage, faire un circuit électrique simple, etc).

En outre, les séances de travaux pratiques constituent une illustration du cours. Elles sont par exemple l’occasion d’observer et de décrire des minéraux intervenant dans le cours de sciences de la Terre.

 

 

Une évaluation exigeante et originale

 

Lors du concours, les épreuves pratiques de sciences de la vie et de la Terre et de physique-chimie évaluent plusieurs compétences :

  • Elles jugent de la qualité de la pratique expérimentale : respect d’un protocole, dextérité des gestes techniques au programme, interprétation des résultats, évaluation de leur précision…
  • Elles laissent aussi place à l’inventivité, en demandant d’imaginer un protocole avant de le mettre en œuvre et d’en évaluer les résultats.